Sélection d’enregistrements – hiver 2016

Voici une petite sélection effectuée pour vous accompagner pendant cet hiver et vous conduire vers la diversité des contrées musicales explorées par l’ensemble Organum.

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin.

Credo de la Messe de Guillaume de Machaut

Voici le Credo de la Messe de Guillaume de Machaut. Cet enregistrement date d’une vingtaine d’années, octobre – novembre 1996. A l’époque certains – bien peu en réalité – avaient été choqués par cette interprétation. Elle mettait en cause tous les a priori et les fausses certitudes prétendument « musicologiques ». D’autres y ont vu une totale révolution. C’était en effet la première fois que cette œuvre était placée dans la perspective vivante de la tradition cantorale du Catholicisme. Cette problématique avait échappé aux chercheurs du XXe siècle, car depuis la deuxième moitié du XIXe  siècle ceux qui cherchaient à renouer avec les pratiques médiévales le faisaient dans un esprit de rupture avec les traditions vivantes. L’originalité de l’approche développée par l’ensemble Organum, dès 1985, fut  de considérer que si certaines formes évoluent au cours des siècles, il reste tout de même une continuité organique, une sorte de lien génétique entre les différentes générations de chantres. L’enregistrement de cette messe de Guillaume de Machaut en 1996 exprime la synthèse des découvertes réalisées pendant les dix années précédentes.

Source :

– La Messe de Guillaume de Machaut (XIVe siècle) – (HMC 901590)

Organum : Benedicta et venerabilis Virgo Maria.  Notre-Dame de Paris, XIIIe. siècle

Cet Organum, interprété par Lycourgos Angelopoulos, fut enregistré au printemps de 1994. Il est le fruit de dix années de recherche qui commencèrent avec la relation que nous développâmes à partir de l’expérience et des connaissances de Lycourgos Angelopoulos. Il s’agissait de retrouver – concrètement – le lien génétique qui formait le substrat des répertoires ecclésiastiques grec et latin.  Nous commençâmes par les répertoires de Rome, de Milan et de Bénévent qui présentent un lien évident avec le monde grec. Ici, avec la tradition parisienne des XIIe et XIIIe siècles, le lien avec le monde hellénique est moins évident à première vue. Il forme pourtant le fondement organique de toute la construction harmonique et rythmique de cette musique. Cet enregistrement en est la manifestation lumineuse.

Source :

– École de la Cathédrale Notre-Dame de Paris au XIIIe siècle

Messe de la Nativité de la Vierge  (HMC 901538)

Graduel : Si ambulem in medio umbre mortis;  Requiem de Divitis ou de Févin

Ce graduel concentre en lui tous les acquis musicaux du XVe siècle, qui furent l’expression de la grande exploration du nombre musical de l’Europe occidentale mise en œuvre dès le IXe siècle. Le rythme, son exploitation polyphonique, la manière dont les voix s’entrelacent dans un constant référencement à la mélodie initiale du plain-chant, le texte qui fut pendant tout le Moyen-Âge celui du graduel de la messe des morts, tout dans cette œuvre exprime ce point ultime de développement qu’atteignit le monde latin à la charnière des XVe et XVIe siècle dont la puissance allait projeter la culture occidentale vers une dimension planétaire.

Source :

Lux aeterna – Requiem d’Antoine Divitis

Chantre de François 1er et d’Anne de Bretagne    

Aeon-Outhere AECD 1216